
Par Jack Vance
Sur Aerlith, planète aux dragons naniques – créatures télépathiques aux écailles irisées –, Jack Gersen, vengeur galactique, traque Howard Alan Treesong, démon du crime qui, par caprice, massacre une famille pour un motif futile. De cités volantes aux forêts primordiales, Gersen infiltre un monde où dragons et hommes coexistent en symbiose fragile : où les maîtres, psychologues des bêtes, chevauchent les courants mentaux pour dompter l'indomptable. Vance, en cinquième et ultime Geste des Princes-Démons de 1984, clôt son cycle baroque : où Treesong, virtuose du mal, compose une symphonie de souffrances, et où Gersen, justicier hanté, tranche le nœud gordien du destin. Roman virtuose, Les Maîtres des Dragons pulse d'exotisme vancéen : langues inventées, mœurs draconiques, et un space opera où la vengeance rime avec révélation – Treesong comme miroir déformant de l'humanité, et où les dragons, gardiens des secrets ancestraux, murmurent l'absurde cosmique. Œuvre testamentaire, elle questionne l'empire : Princes-Démons comme allégories du chaos, et où la lame de Gersen, dernière note, accorde l'univers en un silence assourdissant.
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