
Par Christian Laborde
Toulouse, lycée privé aux murs étouffants : Christian, prof de lettres occitanes au verbe surréaliste, affronte le carcan conformiste – proviseur bigote, collègues aigris, et une direction qui étouffe les élans poétiques sous des programmes poussiéreux. Érotico-satirique virulent, L'Os de Dionysos – dernier roman français censuré en 1987 pour 'trouble illicite et pornographie' – lacère l'hypocrisie scolaire : cours jazzés de Rabelais et Nougaro, amours charnelles avec Laure D'Astarac, muse aux courbes d'ode, et un fil dionysiaque qui tisse le chaos libérateur. Laborde, émule de Mandiargues et salué par Nougaro, déploie une prose baroque et paillarde : où l'os phallique du dieu païen défie le puritanisme, et où le lycée devient théâtre absurde de désirs refoulés. Succès de scandale, ce récit de 1986 – réédité chez Pauvert – célèbre la subversion : mots baroques comme armes, érotisme comme cataclysme, et un professeur rebelle qui swingue contre la médiocrité. Œuvre explosive, elle questionne l'éducation : Dionysos comme ferment de révolte, où la chair et l'esprit, unis en un os vibrant, brisent les chaînes du conformisme.
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