
Par Nicholas Meyer
Londres, 1891 : Sherlock Holmes, spectre de morphine et de cocaïne, hante Baker Street comme un fantôme victorien. Son fidèle Watson, alarmé par l'amaigrissement spectral du détective, ourdit un plan audacieux : enlèvement discret vers Vienne, pour une cure chez Freud, père de la psychanalyse naissante. Mais l'itinéraire vire au polar shakespearien : Sherlock, drogué et amnésique, échoue chez Sigmund – 'le professeur' –, où les divans révèlent non poisons, mais pulsions refoulées : complexes œdipiens, jalousies fraternelles, et un Moriarty intérieur qui ronge l'ego. Meyer, en pastiche holmésien de 1974, réinvente le canon conan-doylien : où la logique déductive cède à l'inconscient freudien, et où le duo iconique affronte les ombres viennoises – Freud, Adler, Jung en cameo – dans un tourbillon d'humour noir et de mystères intimes. De Baker Street aux salons psychanalytiques, ce roman espiègle dissèque le mythe : Holmes, machine rationnelle, craquelle sous le scalpel des rêves, révélant un génie hanté par ses démons. Œuvre primée et cinématographique, La Solution à 7% injecte du divan dans le deerstalker : où la plus grande énigme reste l'âme du détective, et où la cure libère non la vérité, mais un éclat de rire cosmique.
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