
Londres, 1978 : la Lance de Longinus – fer qui perça le flanc du Christ –, volée au Vatican par des néo-nazis, atterrit entre les mains d'un chirurgien juif tourmenté, Harry Steadman. Symbole de pouvoir absolu, elle ressuscite des légendes : guérisons miraculeuses, possessions démoniaques, et une conspiration qui mêle Illuminati occultes et agents du Mossad. Herbert, en thriller occulte de 1978, déchaîne un ouragan surnaturel : où la relique, phallus divin, infuse force ou folie, et où Steadman affronte des visions apocalyptiques – croix gammées en feu, armées spectrales. De cliniques high-tech aux catacombes vaticanes, le roman pulse d'horreur viscérale : exorcismes sanglants, duels psychiques, et une Lance qui murmure des secrets bibliques comme un venin. Œuvre primée et controversée, La Lance dissèque le messianisme : relique comme catalyseur de haine millénaire, où nazisme et christianisme se heurtent en un combat cosmique. Roman haletant, il questionne la foi : pouvoir saint ou maléfice, la Lance perce non seulement la chair, mais les illusions humaines, gravant un sillon de terreur sacrée dans l'âme du lecteur.
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