
Par Robert Silverberg
Après le Long Hiver – cataclysme cométaire qui a enseveli la Terre sous des millénaires de glace –, le Peuple, descendants simiens des humains, émerge des cavernes pour reclaim la surface fracturée. Hresh, homme-mémoire au savoir tatoué dans l'esprit, guide sa tribu vers les ruines de Vengiboneeza : cités spectrales où artefacts aliens murmurent des secrets préhistoriques. Mais un rival surgit : les hjiks, fourmilière cosmique aux corps chitineux, adorent la Reine du Printemps, entité messianique qui promet unité par assimilation télépathique. Silverberg, en second volet de sa trilogie post-apo de 1983, tisse une fresque xénomorphe : où le Peuple, métamorphe et cannibale, affronte l'hégémonie insectoïde, et où Hresh négocie paix ou génocide au bord d'un cratère fumant. Œuvre écologique et anthropologique, La Reine du Printemps dissèque l'altérité : hijks comme miroir déformant de l'humanité – collectivisme vs individualisme –, et où le printemps renaissant cache les germes d'un empire vorace. Roman visionnaire, il questionne la survie : Peuple ou fourmi, qui héritera des cendres stellaires ?
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