
Fille d'Œdipe, Antigone défie l'ordre du roi Créon qui refuse une sépulture à son frère Polynice, déclaré traître. Dans cette réécriture moderne du mythe de Sophocle, créée sous l'Occupation en 1944, Jean Anouilh oppose l'absolu rebelle de la jeune femme au pragmatisme du pouvoir. Antigone incarne la révolte pure, prête à mourir pour l'honneur et la justice familiale, tandis que Créon défend la raison d'État. Entourée d'une cour de personnages résignés – Ismène craintive, Hémon déchiré, Eurydice silencieuse –, elle affronte son destin avec une lucidité tragique. Pièce intemporelle sur la solitude de l'idéal face à la médiocrité du monde, Antigone résonne comme un cri contre l'injustice, où la mort devient acte de liberté. Un texte poignant, où la fatalité antique se teinte d'une mélancolie contemporaine, invitant à questionner les compromis de l'existence.
—
Pas encore d’avis : soyez le premier !
Vous avez lu ce livre ? Votre avis aidera d’autres lecteurs à le découvrir.